Démarche

L’art de Sylvaine Daumont explore le paradoxe fondamental de l’effacement comme chemin vers la révélation du TAO originel, ce principe universel où tout naît et retourne. À travers ses créations, l’artiste interroge les tensions dynamiques entre le YIN et le YANG ; ces forces complémentaires qui structurent l’existence, oscillant entre ombre et lumière, chaos et harmonie, destruction et renaissance. Ces contrastes, loin d’être de simples oppositions, deviennent les fils invisibles reliant l’Être à son environnement, à son histoire, et à la mémoire collective. C’est par ces fondements que la THEORIE DES CINQ ELEMENTS a retenu son attention.

Son vecteur : Cette théorie rythme les saisons et influence le corps et l’esprit. Cette implication tant physique que psychique  est le leitmotiv de ses  recherche.

Cette démarche artistique nous confronte à une question essentielle dans un contexte de vie contemporaine : pourquoi l’humain éprouve-t-il le besoin d’effacer, qu’il s’agisse de traces matérielles, de paysages, de récits historiques, ou même de vies, humaines ou animales ? Pourquoi cherchons-nous à gommer ce qui dérange, à estomper ce qui n’est plus, ou à nous libérer de ce qui ne correspond plus à l’instant présent ? Sylvaine Daumont nous invite à dépasser cette tendance à l’oubli pour découvrir, derrière l’effacement, un miroir de notre identité profonde. Son travail devient alors une exploration de notre « jardin secret », ce lieu intime où se mêlent beauté et imperfections, perceptions conscientes et inconscientes.

Sous cette lumière, l’artiste développe une réflexion plurielle, articulée autour d’axes thématiques qui convergent vers une même quête : la réconciliation avec soi et avec ce qui environne. Chaque œuvre est une strate de cette synergie identitaire, où la matière et le geste artistique révèlent ce qui, souvent, reste invisible.

Une quête d’humanité à travers l’art. Dès 2015, son œuvre se concentre sur l’animalité, qu’elle aborde comme un miroir de l’âme humaine. Sa capacité à saisir l’essence des animaux, en résonance avec les comportements humains, est saluée et primée. Refusant d’être enfermée dans la catégorie d’artiste animalière, elle élargit ses recherches à d’autres thèmes, affirmant ainsi son éclectisme et sa maîtrise du pastel.

Le pastel sec : un médium de l’éphémère et de la métamorphose Le pastel sec, par sa nature poudreuse et volatile, s’impose comme le langage idéal pour traduire cette exploration. Ses pigments, à la fois fragiles et intenses, semblent suspendus entre présence et disparition, tout comme les souvenirs ou les paysages en mutation. Traditionnellement, le pastel est dompté par l’estompe, qui lisse et unifie la surface pour créer une illusion de réalité. Mais Sylvaine Daumont brise cette convention : elle libère le médium de ses contraintes, en le confrontant à des matières étrangères – huile, peinture sur vitrail – ou en détruisant physiquement ses supports. Ces procédés inattendus génèrent des textures complexes, où le pastel, tantôt capturé, tantôt libéré, dialogue avec le vide et la plénitude.

L’abstraction comme révélation. Les œuvres qui en résultent transcendent la figuration pour embrasser l’abstraction, non comme une fuite, mais comme une révélation. L’effacement n’y est plus une fin, mais un processus : une invitation à voir au-delà des apparences, à percevoir les couches cachées de l’existence. Les jeux de matière, les déchirures, et les superpositions deviennent les métaphores d’une mémoire en mouvement, où chaque trace effacée laisse place à une nouvelle possibilité de sens.

À travers cette alchimie entre destruction et création, Sylvaine Daumont nous rappelle que l’art, comme le TAO, est un cycle perpétuel ; un va-et-vient entre l’ombre et la lumière, entre ce qui disparaît et ce qui émerge.

Un art engagé, au service du lien social Depuis 2015, Sylvaine Daumont participe activement à des expositions collectives et personnelles. À partir de 2025, elle souhaite étendre son champ d’action aux entreprises, où son art contribue à améliorer la qualité de vie au travail. Ses œuvres, conçues pour favoriser l’épanouissement et le bien-être, s’inscrivent dans une démarche audacieuse : sortir l’art des galeries pour le rendre accessible à tous, et en faire un vecteur de connexion et d’inspiration.

Biographie

Cheminement d’une artiste nomade : entre couleurs, symboles et humanité

Expatriée dès l’enfance, Sylvaine Daumont grandit entre le Canada (huit ans) et l’Afrique (cinq ans), des terres qui éveillent en elle une sensibilité artistique précoce. Initiée à la peinture à l’huile pendant sa scolarité, elle découvre à son retour en France un médium qui deviendra sa passion : la peinture sur soie. Autodidacte, elle y consacre trente ans, y cultivant patience et rigueur, avant de se tourner vers le pastel sec, une technique qui l’accompagne désormais au quotidien.

Parallèlement, son parcours professionnel en tant que conseillère en évolution professionnelle nourrit sa curiosité pour la compréhension du vivant. Elle se forme pendant cinq ans à la médecine traditionnelle chinoise à l’Académie Wang de Toulouse, obtenant son diplôme en 2013. 

Parcours

  • Cours du soir aux Beaux Arts – Strasbourg 1994
  • Apprentissage autodidacte de la peinture sur soie de 1985 à 2012
  • Fréquentation d’ateliers de peinture et dessin en  2012 et 2013

Distinctions

Grand prix de l’Académie Littéraire et Artistique de l’école de la Loire – 2019

Prix du pastel – 18è Salon International d’Automne – Sorèze – 2017

Invitée d’honneur – Salon d’Automne – Le Bugue – 2017

Prix “Géant des Beaux Arts” – Festival du Pastel – St-Agne – 2016

1er Prix du Jury – Salon Art’Céou – Daglan – 2016

1er Prix de la Ville du Bugue – 2015