L’animal n’est pas mon sujet. Il est mon miroir. 

Ce thème  il est la première strate de cette quête qui traverse tout mon travail ; retrouver sous l’effacement des apparences, la sagesse instinctive que l’humain a perdu. « L’animalité » est devenu une langue, celle de nos instincts enfouis sous les conventions. On m’a dite « artiste animalière ». J’ai refusé l’enfermement. L’animal n’est pas une spécialité . Il reflète la sagesse instinctive que l’homme a perdu. 

Dans ces séries je capture le dialogue entre l’individu et sa nature sauvage. Chaque animal est un état d’âme que ce soit la nonchalance d’un félin allongé, la soif tendue vers l’abreuvoir, la servilité de l’âne ou l’arrogance d’un Pacha.

L’action poudrée du pastel y épouse la matière même du pelage, du plumage ou des écailles comme si la peau de l’oeuvre prolongeait celle de l’être.  

L’animal en majesté souveraine. Des oeuvres qui jouent sur la frontière entre  mythe humain et instinct animal capturant l’espace d’un no man’s land de crainte et de curiosité, sans jamais se départir de ses vibrations.

Le pastel y tournoie, libère son énergie

Portait d'un gorille qui regarde fixement doit devant. Art animalier
LE-GRAND-SINGE - 2015 - 80L*80HT
gros plan sur un lion couché dans la savane, on ne voit que les oreilles et les yeux, le nez est deviné dans les herbes hautes. Art animalier
SAVANE-2017-80lx60ht
un puma qui a une patte reposant sur un tronc. Son regard est sauvage. Art animalier
PACHA - 2019 - 70L*100HT
un lycaon qui pose et regarde droit devant lui. Art animalier
LE JUGEMENT- 2019-60LX80HT
Portrait d'un charognard. le visage est très expressif avec de gros yeux noirs, un coup rentré dans le corps, les plumes donnent un gros volume. Art animalier
DODU - 2016 - 80L*80HT
Portrait en gros plan d'un renard roux au regard rusé et joyeux-peinture figurative abstraite, aux teintes chaudes rouges orange-art animalier
gros plan du museau d'un zèbre. Art animalier
RAYURES - 2020 - 60L * 80HT

L’animal nous raconte, en miroir, nos propres comportements.

Chaque bête de cette série est un état humain déguisé : la soumission, la garde, l’attente, la réversibilité du doux et du féroce. Des fables sans morale, où chacun reconnaît son propre comportement dans un pelage. Le pastel, poudre fragile et vivante, y épouse la matière des peaux et des plumages. La surface du tableau semble prolonger celle de l’être.

gros plan sur la tête d'un âne dont le regard noir est profond. Il porte un harnais rouge qui entrave son museau. Art animalier
UN-ANE-OU-LA-SERVILITE - 2020 - 70L*100HT
VICE ET VERSA - 2023 - 80 L * 60 HT
une araignée qui tisse sa toile blanche dans un champs de fleur
PENELOPE -2023 - 70L*50HT
Ville envahie de revenants, des chiens type cerbères sont sur les clochers de l'église- art contemporain
LES CHIENS DE L'ENFER-2019-80lx120ht
un fauve entrain de s'étirer. Art animalier
NONCHALAMMENT - 2020 - 80 L * 60 HT

Tout entier tendu vers l’instant d’après et pourtant tout est dans l’instant présent

L’animal ne diffère rien, ne remet rien au lendemain : il boit quand il a soif, agit quand c’est l’heure. Ces œuvres saisissent cette présence au monde, cette justesse sans calcul, dans l’instant même où elle s’établit. Le pastel, posé vite et sûr, garde la trace du geste : l’œuvre est peinte au tempo de ce qu’elle montre.

un ours entrain de pêcher un poisson dans une chute d'eau. Prise de vue sur le dos de l'ours. Art animalier
LE P ECHEUR - 2020 - 70L*100HT
Gros plan d'un condor de profil, son bec est très prononcé et le regard à l'affut d'une proie. Les couleurs sont bleues et marron-peintre figurative abstraite-art animalier
CONDOR - 2020 - 50LX70HT
un verre d'eau dans lequel il y a un poisson dont on voit les arrêtes. 2 autres poissons stylisés sont à l'extérieur de ce verre. La symbolique est la secheresse subie et le seul refuge pour les animaux est ce verre qui ne contient que peu d'eau. Le titre de l'oeuvre est LA SOIF
LA SOIF - 2026 - 24 L * 32 HT
Gros plan sur un museau de chat, il a des yeux vairons, un oeil bleu et un oeil vert. Art animalier
L'OEILLADE DU CHAT- 2018-60x60
L'AIGUILLE
L'AIGUILLE -
Tigre blanc dont les yeux sont translucides et qui est couché sur le ventre à l'affut. art animalier
SPECTRE - 2020 - 100L*70HT

Là où la bête et son monde ne font qu’un.

Un animal n’existe pas sans son lieu : le sol, l’eau, l’horizon font partie de sa peau. La vision taoïste ne sépare pas l’être de son environnement, l’humain lui-même est formé par la vertu du Ciel et de la Terre, et l’animal plus encore : il est le paysage qui s’est incarné. Le pastel y est frotté, estompé, fondu  jusqu’à ce que l’animal et son territoire ne fassent qu’une seule poudre.

VERTIGO - 2021 - 70L * 100 HT
Divers insectes dont une mante religieuse, qui sont cachés dans les herbes hautes. Dominance des couleurs bronze et vertes. Art abstrait, collage, art animalier
BESTIOLES- 2022- 50Lx60HT
un chat à poils longs entrain de boire au robinet d'une salle de bain, son reflet est dans le miroir au dessus, on y voit le reste de la salle de bain
CE QUE L'EAU MURMURE - 2024 - 60L*80HT
Vague montante comme torturée, un goéland tente de s'échapper sur la droite. Art abstrait
RIDING ZONE - 2021 - 60 L * 80 HT
Deux empereurs qui se tournent le dos, un au premier plan, le second à l'arrière un peu caché, le fond de l'oeuvre est bleu. Art animalier
EMPEREURS - 2018 - 70L*100HT
Deux zébus, un debout avec de grandes cornes qui se penche sur un autre couché
ZEBUS

Tout naît, décline, s’efface et renaît dans un autre

C’est par la métamorphose des saisons que danse le mouvement. 

 Comme le jour qui cède la place à la nuit, chaque élément naît, grandit, décline, s’efface et renaît dans un autre. 

Ces séries suivent ce cycle. Jardins en pleine exubérance, soleils finissants, orages au loin, estuaires où l’eau douce épouse le sel….. ici le paysage n’est pas un motif pittoresque mais un organisme soumis aux mêmes souffles que l’Homme. Les couleurs y sont des saisons-mouvements ; les textures, des états d’être.

Peindre ces métamorphoses c’est accepter qu’aucune forme ne dure et c’est précisément dans cette impermanence que réside la beauté. Le pastel s’y prête mieux que tout autre, la poudre est déjà promesse d’effacement.

Le printemps entame le cycle du vivant. Il n’est pas une saison mais un souffle qui saisit l’instant précis où le vert naît. Cette couleur n’est jamais la même deux jours de suite. L’éphémère pastel y excelle dans son extrême fragilité, sa poudre semble prête à s’envoler comme le pollen et les brumes qu’il représente. 

paysage sans réel relief, des effets et impressions de mouvement, présence de différentes couleurs vertes, abstraites
IMPRESSIONS VERTES - 2024 - 66L*44.5HT

L’été n’est jamais fini tant qu’une fleur s’ouvre. Il célèbre l’exubérance végétale. Et pourtant sa dissolution est programmée car la fleur à son zénith porte déjà sa fin. La poudre du pastel est alors pollen

fleurs turquoises qui s'agglutinent les unes aux autres . Art contemporain abstrait
GARDEN 1 - 2019 - 70L*100HT
atmosphère très douce des pavots roses clair, sur fond doré, avec des feuilles vert bronze. Art abstrait contemporain
GARDEN 2 - 2019 - 70L*100HT
Vase transparent sur fond verts vifs, jaunes, et turquoise, fleurs dahlias bleu outremers. Art abstrait
DAHLIAS - 2023 - 60L*80HT

Les paysages d’eau se rencontrent. Deux eaux douce et salée qui ne se combattent mais s’accordent. c’est la métaphore du yin et du yang. L’eau s’écoule par l’action du yang

paysage sur fond gris avec des arbres bleu et des buissons rouge et jaunes, qui se reflètent dans l'eau
L'ESTUAIRE - 2026 - 120L x 80HT

La peur comme spectacle. Il y a un paradoxe. La pluie peut inquiéter comme elle peut réjouir. La tension est diffuse, les lumières  contrastent, le yin et le yang entrent en conflit

AU LOIN L'ORAGE - 2026 - 120L x 80HT

Le cycle s’achève, une métamorphose voit le jour. C’est un passage. L’eau emporte, l’ombre avance, la forme se dissout, et pourtant tout ce qui disparaît nourrit ce qui va émerger. Le pastel est poussé à sa limite, effacé, frotté, reconstruit, il épouse la dissolutioni qu’il représent

un navire dont les voiles sont en lambeaux est entrain de s'échouer. l'atmosphère est noire et beige. Art abstrait figuratif
LE NAUFRAGE - 2021 - 120L*80HT
A LA FIN DU SOLEIL

« L’intime » pour thème c’est le jardin secret des draps, des plis et des silences. J’y cherche son lien avec une vie entière ;  ce que l’on y entrevoit, nos perceptions conscientes et inconscientes. Mon pastel y devient presque une peau. 

Chacune de ces séries raconte un moment où le monde s’efface et où ne demeurent que la matière et le souffle. Les froissements d’un drap sont la mémoire d’un corps absent, l’oreiller, celui des rêves, le fauteuil, celui de l’attente. 

L’intime n’est  donc pas un décor, c’est un état. Le lit, l’oreiller, le canapé du dimanche, la bergère dorée : ces objets tiennent lieu de confidents. Ils absorbent les larmes, les siestes, les amours, les insomnies. c’est rendre leur dignité aux zones d’ombre de nos vies.

Ce que l’étoffe sait de nous, et que nous taisons.

Un lit défait est un aveu : le pli retient la mémoire d’un corps, l’étoffe celle des rêves. La médecine chinoise lit dans le sommeil le retour du shen à son logis, l’esprit qui se recueille chaque nuit dans la matière. Toute la série peint ce recueil : ce que le monde ne voit pas, et que l’étoffe, elle, ne sait pas oublier. Le pastel y devient presque une peau : la poudre du drapé a la douceur exacte du lin froissé.

Lit défait avec des plis très marqués. Un oreille blanc ainsi que les draps, le fond et un oreiller sont bleau soutenus. Art abstrait
DANS LE LIT, ESSEULE, L'OREILLER - 2023 - 50l*70ht
VAGUES DE SOMMEIL
Détail d'un polochon et oreiller sur un drap à peine esquissé, fond argent et doré. Art figuratif
POLOCHON - 2023 - 50L*70HT
sous une couette rayée, 5 pieds apparaissent dans un ordre peu crédible. Nouvelle figuration
SOUS LA COUETTE - 2025 - 80L*60HT
un oreiller rose et un oreiller orange surmontant drap blanc. Art figuratif abstrait
DUO - 2025 - 120L*80HT
3 oreillers, jaune bleu clair et bleu foncé, en bas de l'oeuvre et au dessus une couette rebondie blanche. Art contemporain
FAUX PLIS - 2025 - 100L*70HT

Le droit à la pause, célébré comme une résistance.

Dans le cycle des Cinq mouvements, toute énergie a son temps de plein et son temps de retrait : le yang qui ne se repose jamais s’épuise et se détruit. Cette série défend ce temps yin, le repos, le retrait, la pause, non comme paresse, mais comme retour au rythme juste de la vie. Une peinture lente pour un temps arrêté : le pastel y est posé en couches fines et suspendues, comme une lumière qui ne décide pas à tomber.

un lit d'aspect suranné, vieux rose, vert délavé, 3oreillers, un pot de fleur sur une table de chevet. Art figuratif
LA CHAMBRE ROSE
canapé 3 places très confortable avec une table basse, un mur de fond marron, un rideau en pied blanc. Nouvelle figuration
LE CANAPE DU 13H - 2023 - 40L*50HT
fauteuil large à pieds ourlés. Couleurs rouges, roses et argentées. un livre y repose . Art figuratif
LE LIVRE REPOSE - 2023 - 40L*50HT
traversin, oreiller bleu perdus dans un lit non fait aux couleurs passées. Art abstrait
JOUR DE PLUIE - 2022 - 80L*60HT

Les lieux qui attendent quelqu’un.

Ces tableaux peignent des lieux habités par l’absence : des objets qui gardent la forme des corps, des espaces qui n’appartiennent à aucune pièce. Le taoïsme y reconnaît son principe premier : le vide n’est pas un manque, c’est lui qui donne à la forme son usage. Un siège n’est pas fait de bois, mais de la place qu’il ménage à celui qui viendra. L’effacement y travaille la poudre : les bords se fondent, les formes flottent à la limite du visible déjà présences, déjà souvenirs.

FAUTEUIL JAUNE - 2026 -
DANS LE COULOIR- 2026 -
BERGERE DOREE - 2026 - 60L X 80HT

 Les Cinq éléments se manifestent au quotidien via un engendrement  de transformations  entre la matière YIN et l’énergie YANG. Leur dimension artistique navigue entre ombre et lumière, une exploration du clair-obscur par le vide et le plein. Tout est recherche d’équilibre,  de relativité. Aucun des deux principes n’est stable, aucune de leur qualité n’est absolue ou immuable. 

Le vide est considéré comme principe de vie, indissociable de la forme. Ainsi on façonne de l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage. 

L’évolution des choses est ainsi, sans réel commencement ni fin. Le yang peut devenir yin et le yin peut devenir yang.  Tout ce qui est n’est que manifestation des souffles-mouvements.

C’est du vide que dépend l’usage.

Des objets du quotidien, posés au centre d’un espace qui compte autant qu’eux. Ces natures mortes traduisent la leçon taoïste : le vide est principe de vie, indissociable de la forme. Le plein y est la moitié du tableau, le vide en est l’autre  et le pastel, par sa texture est le seul médium qui peint en laissant au vide sa place.

un bol de lait, un pot de lait et une cafetière, avec des teintes bleues. Art contemporain
NATURE MORTE AU BOL DE LAIT-2017- 50LX70HT
nature morte de potiches diverses et d'une bonbonne type Dame Jeanne
SIX POTICHES - 2024 - 25 F
Pots de confitures et un bol.
CONFITURES ET BOL 20X20

Rien ne dure sous la même forme.

Les Cinq éléments : Feu, Terre, Métal, Eau, Bois  s’engendrent et se maîtrisent dans une ronde sans commencement ni fin : tout ce qui est n’est que manifestation des souffles-mouvements. Cette série saisit le cycle en acte : l’instant précis où une chose devient une autre, où le yang se change en yin. Le pastel s’y efface autant qu’il s’ajoute : la gomme et l’estompe y peignent autant que le bâton, parce qu’une métamorphose est aussi faite de retraits.

BLUE - 2021 - 50L * 70HT
un verre d'eau dans lequel il y a un poisson dont on voit les arrêtes. 2 autres poissons stylisés sont à l'extérieur de ce verre. La symbolique est la secheresse subie et le seul refuge pour les animaux est ce verre qui ne contient que peu d'eau. Le titre de l'oeuvre est LA SOIF
LA SOIF - 2026 - 24 L * 32 HT
Oeufs coques dont le jaune s'écoule le long de la coquille
2026
Pâtisserie charlotte aux poires. Réalisé avec des collages sur un chassis avec des effets de matières donnant des textures avec effets d'art abstrait
CHARLOTTE AUX POIRES - 2024 - 20L*20HT

L’identité pour thème, c’est l’Homme formé par la vertu du Ciel et de la Terre, par  la rencontre du yin et yang, par la réunion des esprits inférieurs (gui) et des esprits supérieurs (shen). Chaque personne porte en elle une combinaison unique de cinq énergies. L’identité est  la carte intime de l’âme  humaine, miroir des tempéraments, clé de voûte des forces et des fragilités

Derrière chaque visage, il y a donc plus qu’un visage : une histoire qui a commencé avant lui, des forces qui le traversent sans lui demander son avis, des attachements qui l’ont façonné à son insu, et un chemin qu’il parcourt toute sa vie sans jamais le terminer. 

C’est ce « plus » que ces séries veulent peindre. Le portrait classique fige une apparence ; ici, au contraire, rien ne se fige. Mes modèles ne sont pas des individus à copier mais des présences à comprendre, des fêlures mais aussi des ressources. Ce sont plusieurs manières d’approcher une même énigme. D’abord la demeure : ce lieu qu’est un corps, et ce qui y entre, y demeure, y circule. Puis les natures : car chacun naît avec une matière première qui le pousse, ardente, tendre, dépouillée ou changeante. Puis les deux faces : ce qu’un être porte d’obscurité et de clarté, et qui refuse de choisir entre les deux. Puis les autres : car personne ne se fabrique seul, et que ceux qui nous ont tenus la main nous ont aussi donné notre forme. Enfin le voyage : car devenir soi prend une vie entière, et se termine à peine recommencé.

Un corps n’est pas une enveloppe : c’est une demeure.

Pour la médecine chinoise, l’être n’est pas une mécanique mais un lieu d’accueil : les souffles y circulent, s’y rassemblent, s’y retirent. Lorsque l’habitacle est vide, c’est un non-être ; les mouvements cycliques de nos vies matérialisent le plein. Toute la série peint cette demeure traversée. La poudre du pastel, poussière suspendue entre présence et disparition, est la matière la plus proche d’un souffle qui passe.

NU 1 - 2026 - 100L * 70 HT
VOIE LACTEE - 2026 -70 HT x 100 L

Chaque visage est un tempérament.

Chaque personne porte en elle une combinaison unique des cinq énergies, qui façonnent sa personnalité : l’identité est cette carte intime, clé de voûte des forces et des fragilités de chacun. Ces portraits ne cherchent donc pas la ressemblance, mais la reconnaissance, une galerie de tempéraments plutôt que d’individus où chacun retrouve l’énergie qu’il a portée un jour. Le pastel y épouse chaque souffle : poussé à vif quand l’instinct brûle, à peine posé quand la lumière demande à respirer.

portrait d'une femme rousse, position de 3/4, elle a une peau qui semble bleue mauve
FAUVE - 2019 - 60L*80HT
portrait d'une jeune fille avec des cheveux blancs, elle porte une robe rose à bretelles et et des gants même couleur
INGENUE - 40L x 80HT
LA PAUVRETE - 2026 - 60L X 80 HT

Nul n’est une énergie seule.

L’homme est formé par la rencontre du yin et du yang, par la réunion des esprits gui et shen mais jamais par lui seul. L’identité ne commence pas au visage : elle commence à l’attachement, aux liens qui nous traversent et nous composent. Ce que l’on noue autour de ceux qu’on aime demeure noué quand tout le reste s’efface. C’est au pastel, médium de l’éphémère, qu’il revient de le prouver : la poudre s’efface, mais ce qu’elle a peint ensemble demeure.

5 personnages qui rient aux éclats, et 4 angelots qui tiennent un ruban rose et bleu
NOTRE FAMILLE DE COEUR - 2025 - 120L*80HT
LE PISTEUR -DETAIL

 


L’Héritage Vivant de l’Artiste des Origines

Au cœur de la Dordogne, la grotte de Lascaux est bien plus qu’un sanctuaire préhistorique : elle est le berceau d’une lignée invisible d’artistes, unis par un même élan créateur. L’homme de Cro-Magnon, dont les traces ont été découvertes aux Eyzies-de-Tayac, n’était pas seulement un chasseur ou un nomade. Il était avant tout un visionnaire, le premier à transformer l’ombre des grottes en une galerie d’art éternelle. Ses doigts, guidés par une intuition esthétique et une maîtrise technique surprenante, ont tracé sur la pierre les premiers chefs-d’œuvre de l’humanité.

Aujourd’hui, les artistes du XXIᵉ siècle rendent hommage à ce pionnier. Leurs œuvres, exposées au musée de Lascaux IV, dialoguent avec les fresques pariétales comme une conversation à travers les millénaires. Chaque trait, chaque couleur, chaque symbole moderne est une réinterprétation de ce langage universel initié il y a 18 000 ans. Le « Pisteur »,  fait figure emblématique et incarne cette filiation : sa peau, ornée de motifs inspirés de Lascaux et de Combarelle, porte les stigmates d’une mémoire collective. Ces « tatouages » ne sont pas de simples décorations, mais des marques d’appartenance à une histoire commune, où l’art est à la fois héritage et révolution.

Lascaux n’est pas un vestige figé dans le temps. C’est une œuvre vivante, un pont entre le passé et le présent, qui rappelle que la créativité est le fil rouge de l’humanité. Les artistes d’aujourd’hui, qu’ils peignent sur toile, sculptent la lumière ou explorent le numérique, sont les descendants spirituels de cet homme de Cro-Magnon. Ils perpétuent son geste fondateur : transformer le monde en une œuvre d’art, pour que chaque génération puisse, à son tour, y inscrire sa trace.

Détail d'une épaule du Pisteur. Repérage d'un éléphant et autres dessins symbolisant la grotte de Lascaux
DETAIL
DETAIL
DETAIL
2025  a été déclarée « Année de la maladie mentale ». A ce titre Sylvaine Daumont s’est penchée sur  le sujet du mal être en entreprise. Des recherches en neuroscience ont démontré que l’art activait des circuits cérébraux essentiels aux travailleurs. 
La qualité de vie au travail est devenue essentielle. L’objectif de cette série est d’être exposée en entreprise pour favoriser le bien-être de chacun.
Draps, lits, oreillers, fauteuils sont des représentations symboliques des situations vécues en entreprises et pour lesquelles ces drapés ont présenté un lieu de réconfort.   
Un corps humain semble être sur une couette, mais il se fond avec elle. Un autre corps est à l'intérieur, la distinction ne se fait que par un contour de pied et de jambe. La couette est rayée, les corps le sont aussi
DESSUS DESSOUS - 2025 - 80L*60HT
un cerveau à vif, dont s'écoule du sang et est juché sur le haut de la colonne vertébrale. Art contemporain
ETIOLEMENT - 2020 - 70L*100HT

HOMME DE CRO MAGNON 150 ANS

Squelette d'un auroch, ancêtre de la vache. Les os sont blancs, le fond est fait avec de la peinture et du bitume de judée
DISPARU - 2018 - 70L*100HT
un homme à genou, tenant dans sa main droite un silex, et dans la gauche une sagaie. Il porte une ceinture et une bourses
LE PISTEUR - 2018 - 70L*100HT
représente un facsimilé de la période de cro-magnon. Crâne d'un homme, bison, paume de main, cerf, pas d'ours des cavernes, mammouth
EMPREINTES - 2018 - 70L*100HT

En 2018 la découverte de l’homme moderne à l’abri de Cro Magnon fête ses 150 ans. C’est pour cette occasion que cette série a été réalisée

AVANT 2010

fond de mer qui représente des neurones, cerveaux, globules, yeux
JARDIN D'EAU - 2001- SOIE - 140L*90HT
un homme feuille dont les bras sont des branches, il veille sur des fleurs qui sont des ananas avec des pales de moulins à vent
LE JARDINIER - 2004 -SOIE - 140L*90HT
une femme fleur semble voler dans un paysage marin mais le sol est un champs jaune où sont des moutons endormi
LA BERGERE - 2005 - SOIE - 140L*90HT
peinture sur soie, une femme fleur dont la robe est fermée pour la nuit. Elle est couchée sur des branches, 2 oiseaux blancs sont à ses pieds et à sa tête
LA NUIT - 2008 - SOIE - 90L*90HT
oeuvre sur soie représentant une sirène verte tenant une étoile de mer rouge à points blancs
ETOILE - 1994 - SOIE - 80L*100HT
Peinture sur soie, représente une femme verte, les mains sont des feuilles vertes et la jupe est rouge orange ressemblant à la fleur droseria
DROSERIA - 2008 - SOIE - 90L*90HT