Capturer le dialogue entre l’individu et sa nature sauvage est une recherche de sens et d’équilibre qui donne forme à ce qui, souvent, échappe à nos perceptions conscientes. C’est un combat de survie. L’expression des émotions et états d’âme porte cette résonnance profonde. Cette quête d’instinct est sagesse animale.
C’est par la métamorphose des saisons que danse le mouvement.
Comme le jour qui cède la place à la nuit, chaque élément naît, grandit, décline, s’efface et renaît dans un autre
L’univers, du ciel à la terre ; les émotions bravant les sentiments, les couleurs et les sons, tels des souffles de vie sont tissés d’une même trame invisible, un éternel cycle où tout se répond, s’équilibre, se transforme et s’efface
L’Héritage Vivant de l’Artiste des Origines
Au cœur de la Dordogne, la grotte de Lascaux est bien plus qu’un sanctuaire préhistorique : elle est le berceau d’une lignée invisible d’artistes, unis par un même élan créateur. L’homme de Cro-Magnon, dont les traces ont été découvertes aux Eyzies-de-Tayac, n’était pas seulement un chasseur ou un nomade. Il était avant tout un visionnaire, le premier à transformer l’ombre des grottes en une galerie d’art éternelle. Ses doigts, guidés par une intuition esthétique et une maîtrise technique surprenante, ont tracé sur la pierre les premiers chefs-d’œuvre de l’humanité.
Aujourd’hui, les artistes du XXIᵉ siècle rendent hommage à ce pionnier. Leurs œuvres, exposées au musée de Lascaux IV, dialoguent avec les fresques pariétales comme une conversation à travers les millénaires. Chaque trait, chaque couleur, chaque symbole moderne est une réinterprétation de ce langage universel initié il y a 18 000 ans. Le « Pisteur », fait figure emblématique et incarne cette filiation : sa peau, ornée de motifs inspirés de Lascaux et de Combarelle, porte les stigmates d’une mémoire collective. Ces « tatouages » ne sont pas de simples décorations, mais des marques d’appartenance à une histoire commune, où l’art est à la fois héritage et révolution.
Lascaux n’est pas un vestige figé dans le temps. C’est une œuvre vivante, un pont entre le passé et le présent, qui rappelle que la créativité est le fil rouge de l’humanité. Les artistes d’aujourd’hui, qu’ils peignent sur toile, sculptent la lumière ou explorent le numérique, sont les descendants spirituels de cet homme de Cro-Magnon. Ils perpétuent son geste fondateur : transformer le monde en une œuvre d’art, pour que chaque génération puisse, à son tour, y inscrire sa trace.
En 2018 la découverte de l’homme moderne à l’abri de Cro Magnon fête ses 150 ans. C’est pour cette occasion que cette série a été réalisée
Notre comportement s’harmonise avec les réalités de notre environnement. Les rythmes de la Terre et du Ciel ainsi que des saisons sont les berceaux de nos actions et de nos transformations. Les Cinq saisons-mouvements (Feu-Terre-Métal-Eau-Bois) et les sentiments-émotions qui y sont liées, s’imbriquent et régissent l’Etre. Chaque instant de notre vie est empreint de ces lois cosmique. En chaque mouvement le Yin et le Yang oeuvrent.
Notre lien intime avec le Yin et le Yang est une évidence dans leur force et leur faiblesse et dans leur évolution de la naissance et la croissance puis, passant par la maturité, de l’effacement à la mort. Toute action dans notre vie répond à ce principe. Tout organisme en dépend.
Les Cinq éléments se manifestent au quotidien via un engendrement de transformations entre la matière YIN et l’énergie YANG. Leur dimension artistique navigue entre ombre et lumière, une exploration du clair-obscur par le vide et le plein. Tout est recherche d’équilibre, de relativité. Aucun des deux principes n’est stable, aucune de leur qualité n’est absolue ou immuable.
Le vide est considéré comme principe de vie, indissociable de la forme. Ainsi on façonne de l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage.
L’évolution des choses est ainsi, sans réel commencement ni fin. Le yang peut devenir yin et le yin peut devenir yang. Tout ce qui est n’est que manifestation des souffles-mouvements.
L’homme est formé par la vertu du Ciel et de la Terre, par la rencontre du yin et yang, par la réunion des esprits inférieurs (gui) et des esprits supérieurs (shen), par les souffles les plus subtils des Cinq éléments.
L’identité, carte intime de l’âme humaine, un miroir des tempéraments, clé de voute des forces et des fragilités de chaque individu. Chaque personne porte en elle une combinaison unique de cinq énergies, qui façonnent sa personnalité.
Lorsque notre habitacle est vide c’est un non être. Les mouvements cycliques de nos vies matérialisent le plein.